Quand j’ai proposé ce nouveau openblog à Mimilie du blog la maison de mimilie, je pensais trouver facilement les mots pour traiter le sujet du devenir mère.  Mais finalement, je me suis fait prendre à mon propre jeu. Trouver les bons mots pour ne pas effrayer les futures mères en restant proche de mon expérience n’était pas si évident. Mais avec une pointe d’auto-censure, je pense y être arrivée (à toi de me dire). Avant de passer la parole à Mimilie, pour mettre les choses au clair, je ne le répète jamais assez : chaque grossesse, chaque femme est différente alors pour toutes les futures mamans, cette expérience est la mienne, à toi de te construire la tienne.

Si tu ne connais pas encore Mimilie, je te conseille son article Allaitement vs biberon ou dans un tout autre registre « Les mamans ne sexent plus?« . Je te laisse découvrir Mimilie juste ici. Et je te rappelle si tu n’es pas encore adepte des openblog, tu trouveras mon point de vue sur le devenir mère chez elle.

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Enceinte, on imagine, on désire, on espère que tout se passera comme prévu, enfin pour moi c’était le cas. J’avais besoin de rationaliser ce futur changement dans ma vie pour ne pas la subir et surtout faire disparaître toutes ces angoisses de future maman. Il y a 3 points essentiels qui ont été transformé à vie depuis la naissance de pitchounette. Ma conception de la vie de famille, mon rapport au couple, et puis moi, ce que j’étais et ce que je suis devenue.

C’est simple, avec un nourrisson tu ne penses et ne vis que pour lui, tu as beau essayer de faire autre chose, c’est impossible, enfin tout du moins les premières semaines. Il suffit que comme la nôtre, tu es une pitchoune avec coliques et reflux interne, et tes nuits deviennent cauchemars. Bib (ou sein), couche, dodo, oui alors cela c’est dans le monde des bisounours. Parce que chez nous cela a été plutôt : Bib, pleure, couche sourire et gagatitude, dodo sur le canapé toutes les deux, portage à fond pour le mettre à la verticale, massage pour les coliques, visites chez le pédiatre, visites amis, famille, belle-famille. Tout le monde essayait de se positionner et si on avait le malheur de dire stop, c’était la fin d’un paisible moment.
Bon cela c’était pour le côté nourrisson. Parce que non, en fait, on n’oublie pas la suite merveilleuse d’un accouchement, déchirure, retour de couche, hémorroïdes, seins douloureux, fatigue puissance 10 000, carences, étourdissements, pleurs à gogo, ménage, avoir un semblant de vie social…

Celui qui me dit, que rien à changé au niveau couple c’est soit un menteur, soit un aveugle. Parce que le bonheur d’avoir un petit bout, malgré les conséquences néfastes à la santé mentale cité ci-dessus, t’enlève une bonne part de tendresse pour l’autre. Tu donnes tellement au bébé que donner aux autres devient ultra difficile, alors donner au conjoint, les premières semaines c’est un peu dur. Et puis faudra qu’on m’explique quand est ce que l’on trouve le temps. Le premier mois, tu fais du non-stop, pendant que bébé faisait son dodo de 3 h, c’est soit tu dors, soit tu prends une bonne douche, soit tu fais le ménage. Forcément, le couple en prend un coup. Et puis, la sexualité tu connais pas ou moins, le regard hot, et la tenue ultra sexy, tu oublies, ton corps est flasque, et ton regard vitreux.

Pourtant, ce qui a réellement changé depuis la naissance de ma fille, ce n’est pas tant le quotidien, c’est surtout mon état d’esprit. L’accouchement m’a permis de me sentir femme. Non, pas qu’avant je ne l’étais pas, mais j’étais une jeune femme pas encore tout à fait sûre de moi, mon corps je ne le connaissais pas aussi bien que maintenant. Mon regard sur la vie a aussi changé, envie de transmettre de belles choses à ma poupette, plus de force, d’assurance. J’en suis responsable jusqu’à ce qu’elle soit autonome, grande, majeure… , alors tous les jours, je me dois d’être à la hauteur. Etre maman, multiplie ce que tu étais avant, tu sais pour quoi et pour qui tu te lèves le matin, tu avances, tu t’adaptes, tu ne peux plus être égoïste, tu vis, tu connais la fierté, l’émotion d’un sourire, tu deviens chef d’entreprise, tu vis des choses impensables, inimaginables. Il y a eu un avant, maintenant, il y a ma pitchoune !

5 Comments

  1. J’M aussi. Moi j’arrive pas à voir ce qui a changé en moi depuis l’arrivée de ma fille ! Plein de trucs j’imagine mais j’arrive à trouver les mots pour le dire.

  2. D’accord avec ce qui est dit, sauf pour UN truc : ménage ? Heu, le père peut bien faire le ménage durant le temps ou tu es obligée de choisir entre douche et sommeil.

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